Le Canada a été le premier pays du monde à protéger les personnes handicapées dans sa constitution. Les déficiences étaient incluses dans la Charte canadienne des droits et libertés dès son entrée en vigueur en 1982. La même année, elles ont été incluses dans le Code des droits de la personne de l’Ontario, dans lequel elles ont été appelées « handicaps ».
Bien des gens ont des idées stéréotypées sur ce que sont les personnes handicapées. À cause de ces idées stéréotypées, les personnes handicapées ont du mal à se trouver du travail. Les lois sur la discrimination stipulent clairement que les employeurs ne peuvent pas appliquer de stéréotypes aux personnes handicapées. Les employeurs doivent prendre en considération ce que les personnes handicapées sont en mesure de faire et adapter le lieu de travail afin qu’elles puissent accomplir leurs tâches.
L’adaptation du lieu de travail est une façon de s’assurer que les personnes handicapées ne subissent pas de discrimination au travail. La discrimination envers une personne handicapée peut être directe ou indirecte.
Il y a discrimination directe lorsqu’une personne se voit refuser une possibilité d’emploi à cause de sa déficience. Les possibilités d’emploi comprennent l’embauchage, l’avancement et la formation.
Il y a discrimination indirecte, aussi appelée discrimination systémique, lorsqu’une personne n’a pas accès à des possibilités d’emploi à cause d’obstacles dans le lieu de travail. Les obstacles peuvent être physiques, par exemple l’absence de rampes d’accès pour les fauteuils roulants ou l’absence de désignation des étages dans les ascenseurs. Les politiques et les pratiques de travail peuvent aussi représenter des obstacles si elles ne reconnaissent pas que les gens n’ont pas tous les mêmes aptitudes. Par exemple, les méthodes d’administration de tests, les critères sur la quantité de travail à accomplir ou les horaires de travail peuvent constituer des obstacles pour certaines personnes.
Les handicaps ont été inclus dans le Code des droits de la personne de l’Ontario lors de son entrée en vigueur le 15 juin 1982. Cette nouvelle loi remplaçait la version originale du Code, promulguée en 1962. C’était la première fois que des modifications étaient apportées au Code.
À la fin des années 1970, la Commission ontarienne des droits de la personne a étudié la question des droits de la personne en Ontario. Elle a rendu compte de ses travaux dans un rapport intitulé Vivre ensemble. Ce rapport indiquait qu’il y avait de nouveaux problèmes liés aux droits de la personne en Ontario. La nouvelle loi a été basée sur cette étude. Le Code de 1982 donnait davantage de pouvoirs à la Commission des droits de la personne. Il accordait aussi aux personnes plus de droits à la protection contre la discrimination.
En 1982, le Code offrait une protection contre la discrimination « à cause d’un handicap ». Un handicap était défini comme étant un retard, une déficience, une incapacité ou un trouble physique ou mental, réel ou perçu.
Depuis 1982, le Code a fait l’objet de modifications. Le mot « handicap » n’apparaît plus dans la version anglaise et a été remplacé par le terme « disability ». La définition d’un handicap est maintenant plus vaste et les droits des personnes handicapées sont protégés dans un plus grand nombre de domaines.